Épargner pour ses enfants et petits-enfants

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À sa majorité, un jeune doit faire face à de nombreuses dépenses pour bien démarrer dans la vie. Pour lui donner un coup de pouce, des solutions d’épargne existent, accessibles dès sa naissance. Tour d’horizon des meilleurs placements.

La solidarité entre générations passe aussi par les finances. D’après une enquête de 2018, 80 % des parents ont ouvert un placement pour préparer l’avenir de leur enfant (1). Quels que soient les montants investis, plusieurs solutions permettent de faire fructifier un capital avant l’âge adulte. Livret A, Livrets jeunes, Plan d’épargne Logement… leur intérêt est variable. Parmi eux, l’assurance vie est incontournable.

 

 

LES LIVRETS BANCAIRES

  • Le Livret A est sans doute le placement le plus connu pour placer de l’argent pour ses enfants et ses petits-enfants. Son plafond est de 22 950 €, net de prélèvements et d’impôts. Vous pouvez l’alimenter comme bon vous semble. Mais son rendement n’est que de 0,50 %, ce qui est très peu.
  • Les livrets Jeunes sont quant à eux réservés aux enfants de 12 à 25 ans. Avec des taux variables selon les banques (1,05 % en moyenne au 30 juin 2020) (2), ils sont plus rentables que le livret A. Mais leur plafond est limité à 1 600 €, ce qui les rend peu intéressants pour épargner sur du long terme.
  • Les Livrets de développement durable et solidaire (LDDS) et d’épargne populaire (LEP) sont également réservés aux plus de 12 ans. Le 1er a un taux d’intérêt de 0,75 % et un plafond de 12 000 €. Le second, 1,25 % et 7 700 €.

LE PLAN D’ÉPARGNE LOGEMENT

 

Pour accompagner votre enfant dans ses futurs projets immobiliers, vous pouvez lui ouvrir un PEL dès sa naissance. Cette épargne est bloquée et dispose d’un plafond de 61 200 €. Toutefois, au bout de 10 ans, vous ne pourrez plus verser d’argent dessus. Son taux d’intérêt n’est guère plus intéressant que celui du Livret A : 1 % depuis le 1er août 2016.

L’IMMOBILIER

 

Les placements immobiliers peuvent aussi être intéressants. Ils permettent d’avoir un revenu régulier et il est tout à fait possible d’acheter un bien au nom d’un mineur. Une fois votre enfant majeur, il pourra en faire ce qu’il veut. Il faut que vous vous occupiez du logement. Toutefois, si vous ne souhaitez pas passer du temps dans la gestion, vous pouvez opter pour l’investissement dans des parts de SCPI ou, plus simple, souscrire une UC Immobilière dans le cadre d’un contrat d’assurance vie. 

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LE PLAN D’ÉPARGNE RETRAITE (PER)


Ouvrir un PER au nom d’un enfant est aussi une bonne stratégie. Cela a deux avantages :

  • l’enfant pourra retirer son argent quand il achètera sa résidence principale, car c’est un cas de sortie en capital possible avant la retraite. Et jusque-là, les sommes investies sur le PER auront généré des intérêts ;
  • entretemps, les parents auront défiscalisé (3) grâce aux versements sur le Plan d’épargne retraite (30 % d’économie d’impôt sur le revenu pour un taux moyen d’imposition de 30 % par exemple), puisque l’enfant fait partie du foyer fiscal.

 

En pratique, tous les PER ne sont pas disponibles aux enfants mineurs. Il faut donc être très sélectif pour choisir à la fois un bon PER (fonds euro, unités de compte diverses, bonne gestion…) et ouvert aux enfants mineurs.
 

 

epargner pour ses enfants

 

Livret A, Livrets jeunes, PEL, assurance vie... Les solutions d’épargne pour enfants ne manquent pas. Mais leur intérêt est variable.

L’ASSURANCE VIE

 

Elle réunit tous les atouts pour constituer un capital pour votre enfant : fiscalité très avantageuse au bout de 8 ans, absence de plafond, choix des supports d’investissements et facilités de gestion et de transmission. De plus, en plaçant sur 10 ou 20 ans, vous pouvez investir sur des supports en actions, potentiellement plus rentables que les fonds en euros et les livrets d’épargne sur le long terme (4). Lors de la souscription, deux solutions s’offrent à vous :

 

  • si vous souhaitez gérer l’argent de votre enfant ou petit-enfant jusqu’à sa majorité, vous pouvez ouvrir une assurance-vie à son nom. Plus tard, il pourra se servir de l’argent épargné pour financer ses études, par exemple. Il est possible de sécuriser le contrat en l’associant à un pacte adjoint. Cette formalité vous permettra de contrôler la gestion et l’utilisation des fonds (possiblement jusqu’aux 25 ans de l’enfant).
  • si par contre, vous souhaitez transmettre le capital de l’assurance-vie lors de votre décès, il est préférable d’ouvrir le contrat à votre nom et de désigner l’enfant comme bénéficiaire. Mieux vaut choisir cette solution si votre patrimoine est conséquent. En effet, la transmission de 152 500 € est exonérée de droits de succession sur le capital décès revenant à chaque bénéficiaire, tous contrats souscrits confondus et sur la part des versements réalisés avant le 70ème anniversaire de l’assuré.

 

Idéalement, l’assurance vie doit être ouverte avant les 10 ans de l’enfant. Ainsi, à ses 18 ans, le contrat aura plus de 8 ans et le jeune pourra faire des retraits exonérés d’impôts, si les montants sont inférieurs à 4 600 € de plus-value annuelle.

 

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LA DONATION


Pour finir, le « don Sarkozy » ou « don familial » est une donation faite entre les parents et leurs enfants (ou grands-parents et petits-enfants). Il s’agit d’un don d’argent exonéré de droits de donation. Les enfants ne paient pas de taxe. Chaque parent peut ainsi donner jusqu’à 31 865 €. De plus, cette somme est renouvelable tous les 15 ans.

 

 

Vous le voyez, plusieurs solutions existent pour préparer l’avenir de votre enfant. Ce qui a été placé à son nom lui appartient et il pourra en faire bon usage quand il entrera dans la vie active. Avant toute décision, parlez-en avec votre conseiller épargne ou patrimoine.

 

En savoir plus sur l'épargne pour les enfants 

 

 

(1) Sondage réalisé par YouGov pour le site internet Capital Koala.
(2) www.toutsurmesfinances.com
(3) Sous conditions.
(4) Les performances passées des UC n’engagent pas les performances futures. Elles sont susceptibles de connaître des variations à la hausse ou à la baisse en fonction de l’évolution des marchés financiers ou immobilier.

 

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Éduquer ses enfants à l’argent


Ouvrir un produit d’épargne ou un compte courant au nom de l’enfant, c’est aussi commencer à l’éduquer financièrement. En grandissant, il va se familiariser avec les produits d’épargne et appréhender quelques notions clés : la valeur de l’argent, les intérêts, le rendement, l’inflation, la gestion d’un budget, etc. Ainsi, il sera prêt pour aborder plus sereinement sa vie d’adulte et les décisions financières qu’il aura à prendre.
À cet effet, le Comité stratégique d’éducation financière (Banque de France) a publié « Mon cahier financier », organisé par tranches d’âge. Ainsi, les enfants peuvent apprendre en s’amusant, avec des exercices articulés autour des mathématiques, du français et de la culture générale. Disponible gratuitement ici.

 

Plus vous épargnez tôt, plus le capital réservé à votre enfant sera conséquent.

 

Par exemple, en plaçant 100 € par mois pendant 20 ans :

  • avec un rendement de 0,50 %, son capital sera de 25 233 €
  • avec un rendement de 2 %, son capital sera de 29 471 €
     
Mis à jour le 14 avril 2021