Bien diversifier vos placements

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Malgré la crise actuelle, l’assurance vie reste le meilleur moyen pour valoriser vos économies. A condition d’exploiter son potentiel et de diversifier vos placements. Nos conseils.

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Il est utile de mixer vos investissements sur plusieurs supports, pour espérer profiter de leurs avantages.

 

Vous connaissez l’adage : « Il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier. » C’est l’un des plus célèbres dans le monde de l’assurance vie. Sa signification est simple : il ne faut pas mettre toute son épargne sur un seul support financier mais la répartir entre plusieurs. Cela permet de réduire les risques et augmente le potentiel de rendement de votre placement sur le long terme. Mais comment choisir ces supports ? Sur quels critères et avec quels objectifs ? Voici quelques pistes pour une bonne stratégie de diversification de votre épargne.

 

1. Pourquoi est-ce utile de répartir ses versements ?

 

Vous le savez, les marchés financiers fluctuent à la hausse et à la baisse. La crise du coronavirus l’a bien montré : après une chute spectaculaire en mars, les indices boursiers sont remontés en avril. Mais l’incertitude demeure quant à la reprise économique et il convient de rester prudent. Parallèlement à cette situation, la rentabilité des fonds en euros baisse depuis des années. D’un rendement moyen de 3,02 % en 2011, il est passé à 1,40 % en 2019, hors prélèvements sociaux (1). Ces fonds, bien que sécurisés, sont de moins en moins rentables, compte-tenu de l’inflation. Aussi, si vous souhaitez limiter les risques de pertes et obtenir un meilleur potentiel de rendement sur le long terme (8 ans minimum), il est utile de mixer vos investissements sur plusieurs fonds afin de profiter de leurs avantages.

 

2. Quels sont les produits à votre disposition ?

 

En matière de placement, vous avez le choix entre plusieurs actifs financiers, avec des caractéristiques et des potentiels différents. Les voici, du plus prudent au plus dynamique :

  • Les produits monétaires

Ils regroupent la monnaie sous différentes formes. Ils sont sans risque mais leur rendement est très faible, quasi nul. C’est pourquoi ils sont utilisés pour des placements de très court terme (moins d’un an).

  • Les obligations

Ces emprunts d'État ou d'entreprises assurent une grande sécurité à votre épargne. Mais leur rendement est modéré.

  • L’immobilier professionnel ou la « pierre-papier »

Ces parts de sociétés civiles immobilières permettent d’investir dans la location de bureaux, de commerces et autres. Elles offrent une bonne rentabilité mais elles sont exposées aux aléas du marché de l’immobilier.

  • Les actions

Ce sont des parts d’entreprises. Directement liées aux cours de la bourse, leur valeur fluctue à la hausse et à la baisse. Mais leur potentiel de rendement est élevé sur le long terme (plus de huit ans).

 

Ces produits financiers sont répartis dans les fonds des contrats d’assurance vie, en différentes proportions :

  • Les fonds en euros contiennent plus de 90 % d’obligations : ils garantissent la sécurité de votre capital mais leur rendement est de moins en moins intéressant ;
  • Les fonds en Unités de compte (UC) contiennent des actions (jusqu’à 100 %) ou des parts immobilières. Leur potentiel est élevé mais les montants investis ne sont pas garantis.

 

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3. Quelle proportion de votre épargne faut-il placer sur les actions et les obligations ?

 

Tout dépend de votre profil, de vos objectifs et de votre horizon de placement :

- Si vous êtes prudent, vous placerez la majeure partie de votre épargne sur le fonds sécurisé en euros. En contrepartie, votre espérance de rendement sera faible ;

- Si vous avez moins d’aversion au risque, vous répartirez vos versements entre le fonds en euros et un ou des supports contenant des actions. Dans ce cas, vous acceptez les fluctuations des cours des marchés à court terme, mais vous augmentez votre potentiel de rendement sur le long terme.

Quel que soit votre profil, comptez huit ans minimum avant de retirer votre épargne. Vous profiterez ainsi pleinement des avantages fiscaux de l’assurance vie. De manière générale, un portefeuille composé à 50 % d’actions et 50 % d’obligations allie le dynamisme des marchés et la stabilité des obligations.

Notez toutefois que pendant toute la durée de votre placement, vous pouvez transférer tout ou partie de votre épargne d’un fonds vers un autre :

  • soit pour limiter son exposition aux fluctuations des marchés,
  • soit pour l’investir sur un fonds potentiellement plus porteur,
  • soit pour sécuriser vos plus-values.

 

4. Comment bien choisir ses unités de compte ?

 

Un bon contrat d’assurance vie, ce n’est pas qu’un fonds en euros. C’est aussi un bon choix d’unités de compte (UC). Un portefeuille équilibré repose sur des investissements variés. Il doit comporter :

  • des produits financiers différents (actions, obligations, immobilier…),
  • des actions de plusieurs secteurs d'activité (technologies, énergie, santé...) et de plusieurs zones géographiques (France, Europe, Etats-Unis…).

Les meilleurs supports en unités de compte intègrent ces critères. Vérifiez leur composition en consultant les notices des contrats. Votre conseiller peut vous renseigner. Notez qu’il est inutile d’éparpiller vos versements sur des dizaines de fonds différents : un support en euros et quelques unités de compte suffisent pour construire un bon portefeuille. 

 

5. Comment bien investir sur les unités de compte ?

 

« Les performances passées ne préjugent pas des performances futures ». Cet adage bien connu dans le milieu des investisseurs est vrai pour toutes les classes d’actifs. Les marchés financiers peuvent chuter d’un jour à l’autre et remonter le lendemain. La clé est donc d’épargner sur une longue période et d’investir régulièrement pour lisser les fluctuations à la hausse et à la baisse. Sans jamais céder à la panique ni à l’euphorie. Pour éviter les à-coups, répartissez votre épargne sur plusieurs fonds et faites des versements réguliers, tous les mois par exemple. Optez pour le prélèvement automatique pour sa simplicité.

 

6. Quel type de gestion choisir ?

 

Vous pouvez choisir vous-même la répartition de votre épargne, la modifier en cas de besoin et réaliser des transferts d’un fonds à un autre, quand vous le souhaitez. Mais cette gestion libre demande du temps et un minimum de suivi et de connaissances. C’est pourquoi les assureurs proposent des modes « pilotés ». La gestion à horizon, par exemple, permet de répartir automatiquement vos versements entre le fonds en euros et un fonds en unités de compte, selon des pourcentages et une durée que vous choisissez. A la fin de la période, votre épargne est entièrement sécurisée sur le fonds en euros. Vous profitez ainsi du potentiel de la Bourse tout en protégeant vos avoirs, sans vous occuper de la gestion. D’autres options existent, tel que l’investissement progressif.

 

7. Quels fonds contenant des actions sont porteurs en ce moment ?

 

La crise du Covid-19 rebat les cartes. Si les secteurs de l’automobile, de l’aérien et du tourisme sont touchés (temporairement), d’autres ont le vent en poupe. C’est le cas de la santé, de la pharmacie et des fonds d’investissements socialement responsables (ISR). Ces derniers favorisent les bonnes pratiques sociétales et environnementales des entreprises. Leur potentiel de rendement est meilleur que celui des fonds en euros. Il est équivalent, voire supérieur, à celui des autres fonds en actions. Cette tendance devrait se poursuivre et se renforcer dans les années à venir.

 

8. Quels sont les autres moyens de diversifier votre épargne ?

 

Hormis l’assurance vie, d’autres produits existent pour valoriser vos économies. Si le Livret A est peu attractif (à cause de son taux bas et de son plafonnement), les matières premières, l’or, les crypto-monnaies ou encore les fonds structurés ou les private equity peuvent être des solutions. Mais ils requièrent de bonnes connaissances, des moyens conséquents et surtout, une grande prudence. En savoir plus.

 

 

En conclusion

 

Rappelez-vous que dès que votre épargne est significative, il faut la ventiler sur plusieurs supports d’investissement, certains risqués pour rechercher de la rentabilité et d’autres moins, pour limiter la volatilité de votre portefeuille. Enfin, pour faire plaisir aux amateurs de football, pensez à cette comparaison : placez votre argent sur le terrain comme un coach place ses joueurs. Il faut des défenseurs (fonds en euros), des milieux de terrain (fonds ISR et/ou immobiliers) et des attaquants (actions). Sans oublier le gardien : votre épargne de précaution (livret A), avec 3 mois de dépenses maximum en dépôt. Au-delà, vous perdez de l’argent à cause de l’inflation. Basculez alors sur l’assurance vie, pour profiter de son potentiel, de sa souplesse et de ses avantages fiscaux.

 

(1) Source : Fédération française de l’assurance (FFA).

Mis à jour le 6 juillet 2020