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Conjoncture économique en mars 2012
Les indices se dégradent... Environnement économique
L’environnement macroéconomique a connu en mars une sensible dégradation des indicateurs, confirmant les inquiétudes du début d’année quant à la solidité de la reprise dans les économies occidentales.
Le bilan du premier trimestre traduit une certaine confusion.
La zone Euro est définitivement entrée en récession au 4e trimestre, avec une chute du PIB de 1,3 % en rythme annualisé.
Les tensions inflationnistes restent fortes des deux côtés de l’Atlantique, en liaison avec la montée des prix du pétrole (Brent proche de 125 $ le baril fin mars). Les marchés d'actions
Avec une progression moyenne des bourses mondiales proche de 11 % au premier trimestre, le début d’année contraste agréablement avec la forte baisse de 2011.
Toutefois, la performance du mois de mars, de l’ordre de 1 %, traduit un net affaiblissement du mouvement très favorable constaté en janvier et février. Ces deux premiers mois ont bénéficié largement du recul de l’aversion au risque lié aux fortes injections de liquidités de la part des Banques Centrales, les valeurs à fort bêta surperformant largement les valeurs à faible bêta (le bêta représentant la capacité d'une valeur à amplifier les mouvements du marché, à la hausse comme à la baisse).
En mars, la nature du rebond a évolué vers une segmentation entre titres défensifs et titres cycliques. Les meilleures performances ont été enregistrées par les secteurs de l’agroalimentaire, la distribution et la pharmacie, tandis que les produits de base, les valeurs pétrolières et financières ainsi que les secteurs de la construction et de l’automobile se sont inscrits en fort recul.
Le mouvement de hausse des indices s’est poursuivi sur la première quinzaine du mois. Le plus haut niveau de l’année a été atteint le 16 mars à 2 556 points sur l’indice Stoxx50 et 3 600 points pour le CAC40.
Sur la seconde quinzaine, les bourses européennes se sont repliées : les prises de bénéfices amorcées à l’issue de l’acceptation par les créanciers privés de l’effacement d’une partie de la dette grecque étant suivies par de nouvelles inquiétudes sur la situation de l’Espagne.
Au final, il faut noter la dichotomie entre les bourses européennes (en recul d'environ 1 %) et les marchés américains et asiatiques qui ont poursuivi leur avancée en mars, l’indice Nikkei de la bourse de Tokyo affichant une progression de près de 20 % depuis le début de l'année.
Les marchés obligataires
Les marchés obligataires ont connu en mars un comportement erratique.
La première moitié du mois s'est soldée par une hausse des rendements, dans le sillage des taux américains, mais également en relation avec les plus hauts atteints sur les marchés d’actions, en effet, les phases d’accélération haussière sur les actions se traduisent de manière habituelle par des flux négatifs sur les placements obligataires.
Sur la seconde partie du mois, la recrudescence des inquiétudes liées aux pays du sud de l’Europe s’est traduite par une forte détente sur le taux à 10 ans européen, jugé le moins risqué puisqu’il représente la signature de l’Allemagne. Ce dernier s’est inscrit au 31 mars à 1,81 %, son plus bas niveau de l’année (contre 1,91 % fin 2011), après être passé par un plus haut de 2,04 % le 16 mars. En contrepartie, les écarts de rendement avec les pays périphériques de l’Europe du sud (notamment l’Espagne) se sont fortement tendus, en particulier sur les échéances les plus courtes, provoquant une performance mensuelle négative sur les indices obligataires EuroMTS.
Une fois encore, les obligations de type crédit ont surperformé les emprunts d’État, les investisseurs privilégiant ce type de placement au détriment de la dette souveraine périphérique, jugée trop risquée, et de la dette allemande, peu rémunératrice.
Mis à jour le 16 April 2012
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